Introduction

L’impédancemétrie mesure la résistance du corps au passage d’un courant électrique de faible intensité. C’est une méthode sans incidence sur l’organisme permettant d’étudier finement la composition corporelle.

Elle permet ainsi un suivi détaillé de la masse musculaire, de la masse graisseuse, et du taux d’hydratation.

On l’utilise en particulier dans le cadre de régimes amaigrissants, grossissants ou le suivi sportif.

Quelques recommandations :

  • Il est conseillé de ne pas avoir fait d’effort intense 48 h avant la mesure
  • Ne pas être sous l’influence de médicaments susceptibles de modifier le comportement physiologique
  • Limiter la prise de boisson juste avant la mesure
  • Ne pas être en phase de digestion
  • Ne pas avoir pris de thé, café, alcool ou cigarette avant la mesure
  • Non recommandé pour les femmes enceintes, les porteurs de pace maker et prothèses métalliques

Les mesures sont faites couchées ou debout.

Un courant de faible intensité est appliqué par des électrodes posées sur votre peau et mesuré aux bornes d’autres électrodes.

Dans mon cabinet je réalise les impédancemétries en utilisant le matériel de mesure et le logiciel d’exploitation fournis par le laboratoire français BIOPARHOM expert dans ce domaine.

Les valeurs de résistances et de réactances sont introduites dans le logiciel d’exploitation qui donne les résultats. Les mesures électriques vont être interprétées selon l’âge, le poids, le sexe et la taille du sujet.

Qu’est ce que la composition corporelle ?

Le corps humain se compose d’éléments de nature et de densité très différentes tels que l’eau (60 à 70%), la graisse, les protéines (tissus musculaires et viscères) et l’os (minéraux). Une anomalie dans leur répartition permet de détecter des pathologies comme par exemple la dénutrition, les oedèmes, l’obésité.

Les compartiments corporels de l’homme normal sont définis ainsi (pourcentage moyen indicatif) :

  • la masse grasse représente environ 15% de la masse corporelle chez l’homme et 23% chez la femme
  • la masse maigre comprend :
    • les protéines (16%),
    • l’eau intra-cellulaire (40%) : contenu des cellules,
    • l’eau extra-cellulaire (20%) : regroupe le plasma et le liquide dans lequel baignent les cellules.
  • la masse non grasse comprend la masse maigre (valeurs ci-dessus) et le contenu minéral osseux (6% de la masse non grasse)

On peut diminuer de plus de 50% sa masse grasse sans prendre de risque, par contre si on diminue de moitié la masse de protéines la mortalité est considérablement augmentée, notamment de par la diminution des défenses immunitaires.

Toutefois la masse grasse reste une source d’énergie. Un homme ayant moins de 5% et une femme moins de 10% de masse grasse se mettent en danger.

A l’inverse un surplus de masse grasse peut entraîner des troubles cardiovasculaires.

Intérêt de l’impédancemétrie

Les données obtenues par impédancemétrie sont les quantités de masse grasse, masse maigre (eau + protéines), le contenu minéral osseux et la masse musculaire. Elles permettent le suivi de la dénutrition, renutrition, de l’hydratation, des troubles hydriques (oedèmes ou déshydratation)le suivi du métabolisme, le contrôle de l’évolution de la masse musculaire et de la masse grasse et représente une aide à la performance chez le sportif.

Les applications de l’impédancemétrie

Régimes amaigrissants

Dans les régimes amaigrissants, cette méthode permet d’apprécier la perte de masse grasse et le maintien ou l’augmentation de la masse musculaire.

Si vous surveillez vos apports alimentaires en mangeant moins, vous perdez des kilos, mais l’important est de perdre sans mettre sa santé en péril en perdant du gras sans perdre de la masse musculaire ni de l’eau.

L’indicateur de la masse grasse peut donc faciliter le suivi des régimes destinés à perdre de la masse grasse. En effet, la seule prise de poids ne suffit pas à vérifier que le sujet a perdu de la graisse au profit du muscle. Le muscle étant plus lourd que la graisse, si le sujet a perdu de la masse grasse au profit du muscle, le poids sur la balance sera plus important alors que le sujet est en bonne voie dans son régime.

En s’appuyant sur les résultats de composition corporelle , le thérapeute peut aider son patient à restituer la normalité pondérale et à rechercher une stabilisation de son poids à plus ou moins long terme par un meilleur équilibre nutritionnel et la pratique d’une activité physique régulière lui permettant de conserver ou d’augmenter sa masse musculaire. L’intérêt est donc d’avoir une composition corporelle de départ et des mesures de suivi tout au long du traitement diététique, mesures effectuées avec le même appareil.

contenu minéral osseux

L’impédancemétrie peut également permettre le suivi du contenu minéral osseux et peut être utile dans la détection et le suivi de l’ostéoporose, la prévention de fractures.

Suivant le pourcentage de contenu minéral osseux de la masse non grasse, l’ostéoporose et l’ostéopénie peuvent être détectées.

Exemple : comparaison du contenu minéral osseux de 2 femmes de 71 et 72 ans
Age (ans) 71 72
Poids (Kg) 48,2 47,3
Masse non grasse (MNG)(kg) 37,57 38,6
Contenu minéral osseux (kg) 1,9 0,7
Contenu minéral osseux (% de MNG) 5,3 % 1,8 %

Le contenu minéral de la première femme (71 ans) est estimé à 5,3% par rapport à la masse non grasse, ce qui la classe dans une densité osseuse normale.

Le contenu minéral osseux de la deuxième femme (72 ans) est estimé à 1,8% par rapport à la masse non grasse, ce qui la classe dans la catégorie de l’ostéoporose.

Le suivi du contenu minéral osseux permet de prévenir une densité osseuse insuffisante.

D’autre part une prise musculaire doit s’accompagner d’une prise osseuse favorisant le support de ces muscles. Le suivi de ce contenu minéral osseux peut permettre de vérifier qu’il se développe assez par rapport à la prise de muscle.

Fatigue

L’impédancemétrie permet également par l’indice d’activité métabolique de contrôler la fatigue générale de l’organisme.

Taux d’hydratation (sportifs)

Elle permet également de suivre le taux d’hydratation, notamment dans le cas de sportif de haut niveau après une période de sport intensif, une déshydratation peut se produire au niveau intracellulaire et induire une baisse de performance et provoquer des crampes.

Dénutrition

L’impédancemétrie est aussi un outil utile pour détecter la dénutrition et suivre la renutrition.

Comment se pratique la mesure par impédancemétrie

Quelques recommandations :

  • Il est conseillé de ne pas avoir fait d’effort intense 48 h avant la mesure
  • Ne pas être sous l’influence de médicaments susceptibles de modifier le comportement physiologique
  • Limiter la prise de boisson juste avant la mesure
  • Ne pas être en phase de digestion
  • Ne pas avoir pris de thé, café, alcool ou cigarette avant la mesure
  • Non recommandé pour les femmes enceintes, les porteurs de pace maker et prothèses métalliques

Les mesures sont faites couchées ou debout.

Un courant de faible intensité est appliqué par des électrodes posées sur votre peau et mesuré aux bornes d’autres électrodes.

Dans mon cabinet je réalise les impédancemétries en utilisant le matériel de mesure et le logiciel d’exploitation fournis par le laboratoire français BIOPARHOM expert dans ce domaine.

Les valeurs de résistances et de réactances sont introduites dans le logiciel d’exploitation qui donne les résultats. Les mesures électriques vont être interprétées selon l’âge, le poids, le sexe et la taille du sujet.